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peintures abstraites involontaires

Ce sont des photos des murs ou autres supports verticaux qui délimitent l’espace public. Là aussi, en dissociant le mur de son contexte et de sa fonction, les images créées vont transformer la perception que l’on peut en avoir : la tache devant laquelle on passe sans même la remarquer, peut aussi acquérir une certaine noblesse. La réparation, la rustine, devient alors une sorte de peinture abstraite d’où leur nom de « Peintures Abstraites Involontaires ».

Les PAI, sont une allégorie de la construction de la ville sur elle-même, en couches successives. J’aime montrer les scarifications du temps sur notre environnement, montrer ce qui est « laid », parce que trop vieux, pourri, cassé. Montrer que le temps peut aussi être source de beauté, notamment à travers les textures qu’il produit.

Les PAI dénoncent aussi la censure que subit l’art urbain en général, la vanité du travail des peintres municipaux qui repeindront vingt fois le même mur, chaque fois taggué de nouveau, pour satisfaire les envies d’ordre et de propreté des bien-pensants.